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1. L’imprévisibilité des aliments transgéniques inquiète les personnes sujettes à des allergies
La susceptibilité aux allergies est déjà très présente dans nos sociétés actuelles ; ainsi l’on recense plus de 160 aliments qui auraient été associés à une réaction
allergique. Il s’agit d’une réponse “anormale” du système immunitaire à certaines protéines spécifiques des aliments ou à des composants alimentaires inoffensifs.
2. De nombreuses plantes transgéniques contiennent des gènes de résistance aux antibiotiques
Les gènes de résistance aux antibiotiques qui existent dans les plantes transgéniques sont des gènes marqueurs qui n’ont qu’une utilité technique, celle de déterminer les cellules qui ont intégré le gène d’intérêt. Ces gènes de résistance aux antibiotiques sont transmis aux générations suivantes. Les spécialistes de santé publique craignent ainsi que la dissémination dans l’environnement sur des millions d’hectares de gènes de résistance à des antibiotiques (ampicilline et kanamycine) couramment utilisés en santé humaine et animale, ne favorise le développement de bactéries pathogènes résistantes aux antibiotiques dans le système digestif. Ce mécanisme peut ainsi être illustré par l’exemple concret des cotons transgéniques de Monsanto, contenant le gène “aad” résistant aux antibiotiques, qui serait à terme acquis par la bactérie responsable de la gonorrhée. Toutefois cette possibilité de transfert a été contestée dans un rapport d’experts de l’UE. La nouvelle directive européenne sur la dissémination des OGM 2001/18/CE prévoit l’élimination progressive de ces gènes de résistance aux antibiotiques d’ici décembre 2004 pour les OGM mis sur le marché et 2008 pour la recherche. 3. La toxicité des aliments génétiquement modifiés n’est pas complètement évaluée Les études toxicologiques sont effectuées lorsque “l’équivalence en substance” n’est que partiellement confirmée. Il s’agit de comparer les nouvelles protéines produites aux toxines connues afin de déterminer si le gène introduit code pour une toxine. Mais Bernard Kouchner, ministre français de la santé, estime que les recherches sur les conséquences en santé publique doivent être mieux évaluées - et ceci, dans le cadre du programme hospitalier de recherche clinique. Les herbicides, les produits issus du métabolisme de ces herbicides dans la plante ou l’animal, et les adjuvants et leurs métabolites associés à ces herbicides, susceptibles d’être ingérés par les consommateurs, peuvent être reconnus comme toxiques. De même, le risque lié aux protéines insecticides produites par 28 % des OGM commercialisés dans le monde (variétés Bt) devrait être pris en compte. Le risque lié aux herbicides, via les OGM, est d’autant plus important que leur utilisation est exponentielle et bien plus conséquente que dans le cas d’une agriculture dite “traditionnelle”.
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