La lutte contre les violences faites aux femmes est devenue une préoccupation internationale puisque, dès 1999, le 25 novembre a été proclamé « Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes » par l'Assemblée générale des Nations unies.
En France, l’Etude nationale des décès au sein du couple fait état d’une femme tuée tous les 3 jours
A l’occasion de ce 25 novembre, et dans le cadre de cette Journée, nous tenons à souligner la gravité des conséquences que cette violence a aussi sur les enfants.
On reconnaît maintenant que les enfants des femmes brutalisées sont profondément affectés par ces agressions. Le développement psychologique et le comportement de l'enfant ainsi que la façon dont il s'adapte au milieu scolaire en sont touchés. Les enfants qui ont été témoins d'actes de violence (enfants témoins) risquent davantage d'adopter un comportement violent à l'âge adulte. Ces enfants témoins assistent presque invariablement à la violence psychologique, y compris la violence verbale, le dénigrement et les menaces, que subit leur mère. Enfants témoins, mais aussi enfants victimes ; enfants silencieux parce que contraints au silence par une situation qui les dépasse, mais aussi par une société qui les ignore.
La mère, pour sa part, va voir sa responsabilité parentale mise en question par son compagnon, avec aussi le refus de la part de ce dernier de prendre part aux décisions concernant leurs enfants, dans les domaines de la santé, de l’éducation, des loisirs, etc... Bien souvent elle n’aura pas son mot à dire et elle devra accepter les décisions prises par son compagnon, même si elle n’est pas d’accord.
Ces femmes seront donc contraintes à accepter, encore une fois, un rôle de simples spectatrices alors que le droit et le devoir à s’occuper de leurs enfants leur sont niés.
Connaissant les conséquences que cette situation va générer au sein de la famille, autant pour la mère que pour les enfants, nous avons décidé cette année d’inviter des femmes nous parler de ce thème complexe et douloureux.
D’une part, pour connaître les conséquences subies par ces enfants, témoins malgré eux de la violence de leur père envers leur mère et de la situation de tension vécue au sein de la famille, et face à laquelle, ils ne peuvent rien. Ce qui ne manquera pas de leur donner une sensation d’impuissance face à cette violence qui risque de se déchaîner à tout moment, sans qu’ils puissent savoir quelles sont les causes qui l’ont déclenchée. Enfants témoins de la violence, mais aussi enfants victimes, parfois assassinés par leur père.
Comment arriver à l’âge adulte indemnes ? Comment se construire une vie de couple, alors que l’on a toujours vécu sous cette atmosphère pesante et menaçante. Il est invraisemblable que ces enfants puissent s’en sortir tout seul. Prendre déjà conscience de ces drames qui touchent tant de familles, chercher des solutions concrètes, sont pour nous une priorité.
Mais aussi agir en amont, notamment dans le domaine, de l’éducation. En effet, que faire, que devons-nous changer, dans notre quotidien pour que ces drames s’arrêtent ? Quelles sont les causes, mais aussi quelles sont les solutions ?
Cette année nous avons invité Mme Cazenave, psychologue, qui nous parlera de ces enfants, de leur enfance, de leurs blessures. Ces enfants si proches de nous car ils vivent ici, parmi nous.
Et nous avons invité aussi, Klara Wolfran Perez, agent d’égalité, pour réfléchir ensemble à ce qui doit être fait, à ce que nous pouvons déjà faire pour que tout cela s’arrête, pour que nous puissions l’arrêter.
Cette réunion aura lieu au centre ELGAR, à Hasparren, le 23 novembre, vendredi, à 20 heures.
Elle sera suivie d’une autre réunion de réflexion, le 30 novembre, samedi, à 10 heures
Nous vous attendons nombreuses et nombreux.
Atelier SOS Femmes – SOS Emazteak Tailerra
Association EMAZTEEK DIOTE